Cavaillon

Un patrimoine remarquable aux portes du Luberon

Pour beaucoup, Cavaillon est avant tout LA Capitale du melon. Mais la ville, située aux portes du Luberon entre Avignon, Aix en Provence et les Alpilles, possède aussi un riche passé et un patrimoine remarquable. Vous le découvrirez en flânant dans les rues du vieux quartier : de l'arc romain du 1er siècle à la synagogue du XVe et XVIIIe en passant par la cathédrale, son cloître, les belles demeures anciennes, des placettes fleuries….

Vue panoramique sur Cavaillon depuis la colline Saint-Jacques

Cloitre de la Cathédrale Saint-Véran à Cavaillon

Cathédrale Saint-Véran à Cavaillon

Façades de maisons bourgeoises à Cavaillon

Chapelle du Grand Couvent et sa porte ouvragée

Passage Vidau à Cavaillon

Carte postale ancienne de la ville de Cavaillon dans les années 60.

 Les visiteurs les plus courageux, bons marcheurs, peuvent commencer par la Colline Saint-Jacques, terre d'élection de la civilisation Cavare. 

Au sommet, une vue imprenable les attend sur le Ventoux, le Luberon, la Durance, les Alpilles, les Mont de Vaucluse.  Le temps de s'imprégner de l'esprit des lieux en se référant, si besoin aux meilleurs guides de France, les visiteurs apercevront dans un enclos orné de cyprès la Chapelle Saint Jacques. Jadis occupée, du XIVème au XVIIIème, l'intérieur et l'extérieur présentent un ensemble hétéroclite de styles dues aux (re)constructions à répétition.

A partir de ce pic rocheux, le chemin le plus court, par un petit sentier agrémentés de pins, conduit à la place du Clos où se dresse l'Arc Romain. Cet arc de triomphe, initialement découvert au pied de la Cathédrale, attribué à Constantin, a été transporté pierre par pierre à la fin du XIXème siècle pour trouver son emplacement actuel.

De là, en empruntant le passage Videau, on accède à la Cathédrale Saint-Véran en passant, rue Liffran, devant une tour Renaissance décorée de gargouilles et de crénelages. Soudain, plein ciel, surgit la façade ouest de la cathédrale et ses deux yeux en forme de petites fenêtres. Consacrée par le pape Innocent IV en 1251, la Cathédrale a survécu aux assauts du baron d'Adret (seule la porte a été incendiée et reconstruite en 1740). L'intérieur, richement ornée et décorée, abrite une chapelle dédiée à Saint-Véran et une deuxième version de son combat titanesque avec le monstre de la Sorgue.


Contemporain de la cathédrale, le cloître roman abrite dans un silence religieux les dépouilles, tombes et blasons de quelques hauts dignitaires (le tombeau, XIIIème siècle, de Rostaing Bélinger, évêque de Cavaillon, l'insigne, XIVème, de Philippe de Cabassole). A l'autre extrémité de la cathédrale, en quittant le cloître, on ne peut manquer le cadran solaire daté de 1764. En marge de la représentation de Chronos, dieu du temps dans la mythologie grecque et romaine, une devise latine est inscrite : « Ora ne te fallat hora » (Prie afin que l'heure ne te surprenne).


En sortant de la cathédrale, il est possible de se rendre par la grande rue jusqu'à la Porte d'Orange, un vestige, rare, des remparts aujourd'hui disparus. A droite, le musée archéologique, installé dans une chapelle par une famille cavaillonnaise, expose des documents intéressants à plus d'un titre. Toutes les périodes, mouvementées, de l'histoire locale trouvent un traitement approprié, y compris les objets retrouvés sur la colline Saint Jacques, mémoire vivante du patrimoine historique, dense et varié, de la cité Cavare. Sans oublier, bien sûr, la Synagogue de Cavaillon.

Tous les ans au début de la saison estivale, Cavaillon fête le melon.
L'occasion de vous délecter de ce fruit à la chair tendre, parfumée, pulpeuse, de couleur orange, gorgée de sucre. Ses lettres de noblesse ne souffrent aucune contestation, ni aucune comparaison, comme les vignes de Châteauneuf-du-Pape mais pour d'autres raisons, le melon de Cavaillon a bénéficié de conditions climatiques favorables. Le climat chaud, ensoleillé, l'abondance de l'eau de la Durance, le limon de la rivière...

Histoire de Cavaillon
L'art de cultiver son jardin
 
La situation géographique de Cavaillon, particulièrement favorable, est à l'origine de son rayonnement et de sa prospérité économique. Idéalement située,  entre la plaine de la Durance et les Monts de Vaucluse, au confluent de deux rivières, entre la Durance et le Calavon, Cavaillon a exploité rapidement cette position stratégique.
 
Les premières populations ligures ont eu la présence d'esprit de développer des  liens fructueux avec Massilia. Cavaillon est devenu assez vite la plaque tournante des échanges marchands entre la cité phocéenne et les villes implantées le long de la Durance.
 
A partir de cette époque, bien avant l'arrivée des romains, une activité portuaire originale s'est développée et les mariniers Cavares ont écrit une page capitale dans l'histoire mondiale du commerce maritime. Capitaines de ferry-boat avant l'heure, ils se sont spécialisés en passeur de rivière expérimentés. Des tonnes de marchandises ont ainsi transité pendant des siècles, d'une rive à l'autre de la Durance, à bord d'embarcations construites ingénieusement en outres gonflées.
 
La suite de l'histoire de Cavaillon est moins captivante. De l'an 42 de notre ère jusqu'à la révolution française, la situation évolue en fonction des événements historiques. La ville de Cavaillon change successivement de visage au grès des caprices du pouvoir. Au Moyen Age, elle passe des mains du royaume de Bourgogne à celles du Comté d'Arles et de Provence. Puis, en 1125, Cavaillon subit les conséquence du partage de la Provence entre les Comtes de Barcelone et de Toulouse, devient propriété de ce dernier pour tomber ensuite aux mains des Papes à partir de 1274. Deux fléaux laissent aux XVIème et XVIIème siècles des cicatrices durables dans l'histoire de Cavaillon. Celles, cruelles d'abord du triste baron des Adret qui pille et incendie le couvent des Dominicains et de la Cathédrale. Et celles, inévitables, plaies incurables de l'obscurantisme, causée par une épidémie de peste responsable de la mort de 4 000 âmes Cavares. Le vent de liberté qui souffle sur la révolution française apaise et réconforte. Cavaillon est alors rattachée la France, patrie républicaine une et indivisible.
 
L'eau détournée de la Durance, via le canal Saint Julien, permet dès le XIème siècle de faire fonctionner des moulins de Cavaillon et de se livrer aux cultures délicates de fruits et légumes grâce aux qualités nutritives exceptionnelles du limon charrié par la rivière bienfaitrice. Achard, en 1787, chante les louanges de ces jardins de cocagne et décrète le territoire de Cavaillon « jardin de la Provence ».  
 
De plus, s'il n'existe aucune preuve sérieuse de l'invention du célèbre Melon de Cavaillon sous l'ère des Papes, un fruit à la chair tendre, parfumée, pulpeuse, de couleur orange, gorgée de sucre, ses lettres de noblesse ne souffrent aucune contestation, ni aucune comparaison. Comme les vignes de Châteauneuf-du-Pape mais pour d'autres raisons, le melon de Cavaillon a bénéficié de conditions climatiques favorables. Le climat chaud, ensoleillé, l'abondance de l'eau de la Durance, le limon de la rivière...  
 
Tous ces facteurs climatiques, alliés à la bosse du commerce et des affaires, ont contribué à façonner l'identité de Cavaillon et sa région. Rendons nous à l'évidence : les cavaillonnais, au propre comme au figuré, savent cultiver leurs jardins.

© Textes Michel Ban : michelban@tele2.fr

Office de Tourisme de Cavaillon - Place Francois Tourel - 84300 Cavaillon

+33 (0)4 90 71 32 01

http://www.luberonmesvacances.com/

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