L'olivier est implanté en basse Ardèche depuis le douzième siècle et de façon plus marquée à partir du quatorzième siècle. Jusqu'au milieu du XXe siècle, il constituait une des productions dominantes des exploitations du sud du département où l'on dénombrait alors, plus de 500 000 arbres. Après le gel de 1956, beaucoup sont arrachés, remplacés par des vignes ou des arbres fruitiers et la quasi totalité des 36 moulins à huile disparaissent... La rigueur de l'hiver 1956 semblait avoir fermé pour toujours le chapitre sur l'olivier qui, comme le châtaignier et le mûrier, a nourri des générations d'ardéchois et fait partie de leur patrimoine.
À l'aube des années 90, il ne restait pas 100 ha d'oliviers exploités.
Pourtant, depuis 1995 l'oléiculture connaît un renouveau avec une moyenne de 5000 arbres plantés chaque année, sans compter la restauration d'oliveraies anciennes. "L'intérêt pour ce produit du terroir, particulièrement pour les variétés d'autrefois, est phénoménal", explique M. Vendran qui fut longtemps "le monsieur olive" de la chambre d'agriculture.
En deux ans, aux trois moulins restés ouverts à St Sauveur de Cruzières, aux Vans et à Vallon Pont d'Arc, sont venu s'ajouter deux nouvelles installations, une à Bourg-St Andéol et l'autre à Brès sur la commune de Payzac à côté des Vans.
Actuellement, une moyenne de 150 à 200 tonnes d'olive sont pressées en Ardèche chaque saison. Plus d'une vingtaine de variétés ardéchoises ont été répertoriées, mais la principale reste la Rougette. Elle pourrait être choisie comme variété de base dans l'élaboration d'une huile AOC.
Plusieurs communes de basse Ardèche célèbrent l'olivier à travers les nombreuses fêtes de villages.