Les moines de Lérins ont occupé la ville jusqu’au XIe siècle, puis la cédèrent à l’évêché de Fréjus. Trois épisodes importants de la vie de Napoléon Bonaparte se déroulèrent à Saint-Raphaël. En 1778, jeune boursier venu de Corse, il y débarque pour aller suivre les cours de l’école de Brienne d’où il sortit avec le grade de lieutenant en second. Le 9 octobre 1799, jeune général de retour de sa campagne d’Egypte, après avoir échappé aux poursuites de l’escadre anglaise, il pose le pied sur le sol de France à Saint-Raphaël. Un obélisque commémore cet événement à l’angle nord-est du port. En mai 1814, « avec quelques soldats vieillis comme leur général, déchus comme leur empereur », comme l’écrit Victor Hugo, il s’embarque pour son petit royaume de l’île d’Elbe.
Port de pêche, Saint-Raphaël acquiert au XIXe siècle la notoriété d’une ville de villégiature grâce à la présence de nombreux artistes, peintres et écrivains, dont Alphonse Karr. En 1878, son maire et polytechnicien Félix Martin lui donne son profil définitif de station balnéaire, conforté par l’arrivée du chemin de fer. Dans le sillage des écrivains et des artistes, le quartier de Valescure accueille alors toute une société élégante et aisée, qui fit construire de nombreuses villas luxueuses dans le style palladien. Station balnéaire et touristique baignée par la Méditerranée, idéalement située au pied du massif de l’Estérel, Saint-Raphaël se divise en différents quartiers qui offrent une grande diversité, la vieille ville, le centre-ville, les ports, Valescure, Boulouris, le Dramont, Agay, Anthéor, le Trayas.
La cité s’étend sur 36 kilomètres de littoral et propose trente plages de sable fin ou de galets, du centre-ville aux confins des Alpes-Maritimes.