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melon de cavaillon en provence
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C’est lorsque les premiers melons de Cavaillon arrivent sur les étals des marchés, que vient l’été.
Ici, la terre est riche, fertile et généreusement irriguée, grâce aux eaux de la Durance dérivées en de nombreux canaux de la plaine de la Crau au Vaucluse. La qualité du melon de Cavaillon, qui a fait sa renommée, doit surtout au savoir-faire de générations d’hommes qui ont inlassablement travaillé au cours des siècles pour améliorer sa production.
Histoire d’un terroir qui se raconte au creux des vacances d’été, au détour d’un champ, dans l’assiette d’un restaurant, à travers un sourire d’enfant comblé qui vient de mordre à pleines dents dans une tranche de melon de Cavaillon orange et sucrée. |
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La BONNE AUBAINE !
Qui, dans cet échange, a réalisé la meilleure affaire ? |
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En 1864, une nouvelle bibliothèque ouvre ses portes à Cavaillon, et le directeur, voulant augmenter son fonds de livres, a l’idée d’écrire à nombre d’écrivains à la mode ainsi qu’à leurs éditeurs, leur demandant de l’enrichir de quelques-unes de leurs œuvres. Certains vont accéder favorablement à cette requête, le plus généreux sera Alexandre Dumas.
Les archives de ce surprenant échange ont été conservées. Voici la réponse qu’adresse Alexandre Dumas au directeur de la bibliothèque : « ...ayez la bonté de dire à Monsieur Tourel, votre honorable Maire, que je mets à cet envoi une condition : si la ville et les autorités de Cavaillon estiment mes livres, j’aime fort leurs melons, et je désire qu’en échange de mes 300 ou 400 volumes, il me soit constitué, par arrêté municipal, une rente viagère de douze melons de Cavaillon par an».
Ce à quoi, le conseil municipal répondit : «Alexandre Dumas professe pour un des produits les plus renommés de notre pays, un goût que vous trouverez parfaitement justifié, et il dit le plaisir qu’il aurait à recevoir chaque année, en échange de ses livres, le don modeste d’une douzaine de nos melons de Cavaillon. Il me semble, Messieurs, que nous aurions mauvaise grâce à ne pas accéder à ce désir à ne pas procurer à l’homme qui s’est montré si généreux à notre égard, cette petite jouissance gastronomique. »
Et ainsi fut fait jusqu’à sa mort en 1870.
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La récolte du melon de Cavaillon commence à la fraîche pour s'achever en fin de matinée. Muni d'une canne coupée au bord d'un des canaux d'irrigation, le ramasseur avance lentement entre deux rangs, soulevant délicatement les larges feuilles qui recouvrent les fruits pour vérifier leur degré de mûrissement.
Le melon de Cavaillon est prêt à être cueilli lorsqu'il présente une taille satisfaisante et une belle robe verte virant au jaune. De fines craquelures doivent également apparaître autour du "pécou" (queue du melon).
Le ramasseur se baisse alors, et d'un coup de sécateur coupe le fruit qu'il lance à une seconde personne restée dans le rang central.
© photos José Nicolas
Textes Corinne Russo |
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Melon de Cavaillon - Reportage photographique sur la Provence
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José Nicolas
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