On s’amuse beaucoup avec Marcellin, mais pas seulement... L’air de rien, sans avoir l’air d’y toucher, chacune de ses créations est une mine d’enseignements. Sous ses dehors de joyeux drille, Marcellin le truculent, adepte de la gaudriole, s’y révèle homme cultivé et de grand savoir. Mais il a trouvé le secret de la culture allégée, 0% de matières grasses indigestes.
Avec lui, on apprend en riant et l’ennui n’est pas au programme. Pontife de la BD, il n’est pas pontifiant, et il est aussi à l’aise pour évoquer - par la bulle et part le trait - les premiers âges de l’homme, la civilisation de la pièrre sèche, nos ancêtres ligures, gallo-romains, le Moyen-âge, le bon roi René, le Félibrige ou Tartarin de Tarascon...
Avec Marcellin, il faut prendre son temps. D’abord le regard embrasse l’ensemble de la scène et se régale de sa richesse. Puis, irrésistiblement entraîné par la curiosité, on part sur la piste des multiples personnages, on découvre les petites scènes dans la grande, la multitude des détails, avec la crainte d’en perdre quelque-uns au passage. Les bulles et les dialogues sont savoureux, les références historiques et culturelles foisonnent mais ne sont pas pesantes.
Avec le professeur Marcellin, l’histoire et la culture deviennent des parties de plaisir et le lecteur ne se fait pas prier pour partir en vacances avec lui. |