L'ocre a quelque chose de fascinant. Il enflamme les paysages du Colorado provençal et nourrit l'imagination des hommes depuis des temps immémoriaux.
Les hommes préhistoriques l'employaient pour orner les parois de leurs cavernes, ceux d'aujourd'hui retrouvent le plaisir d'en aviver leurs maisons et leurs créations.
Sérieusement menacé par les pigments artificiels depuis le début du XXe siècle, l'ocre, matériau minéral unique, connaît aujourd'hui un regain d'intérêt grâce à son naturel, à sa subtilité et à l'infinie diversité de ses usages.
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Artisans et artistes du Vaucluse, dernière terre ocrière de France avec la Bourgogne, le redécouvrent et en explorent le potentiel avec un bonheur manifeste, souvent stimulés par le beau travail d'information et de transmission mené par Ôkhra, le Conservatoire des ocres et des pigments appliqués de Roussillon. Combien de vocations sont nées à la suite d'une formation proposée par Okhra ? Difficile à dire... Nombreux, en tout cas, sont ceux qui ont tout abandonné pour travailler avec ces sables ocreux, naturellement jaunes ou violets, mais capables de virer à l'orange ou au rouge le plus vif grâce au miracle de la calcination.
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Olivier Féraud-Dentiger, artisan spécialiste des enduits à la chaux installé à Bédarrides, est de ceux-là : "Travailler avec les ocres, c'est une sorte de jeu", explique-t-il. "Il y a des formules de base, mais chaque résultat est différent".
Tout se joue dans le geste, le dosage, la nature de l'ocre lui-même. Car chaque ocre varie selon sa région d'origine. Un ocre rouge de Roussillon n'aura pas la même couleur qu'un ocre de Puisaye.
© photos José Nicolas
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L'Ocre Magicien
ôkhra - Conservatoire des ocres et pigments appliqués
Ancienne usine Mathieu
84220 Roussillon - Tél. : +33 (0)4 90 05 66 69
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