Mais
il est des poteries provençales nées, parfois, de l'imagination
du potier pour des usages précis, tel un porte
melon ou pour la beauté du gest. Car le potier
est le dieu de l'argile, entre ses doigts filent pots,
marmites, poêlons, en un instant. |
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Il
y a la préparation de la terre jusqu'à
une année, l'acheminement des galettes, des pâtons,
le fabuleux ouvrage des mains, du tour, le démoulage.
Après vient le séchage dans la douceur
de l'atelier ou dehors au soleil. Puis, c'est le temps
du four : on charge, on chauffe, on vide. Au préalable,
on a décoré, posé les couleurs
chaudes, lumineuses qui enchantent. Les outils sont
simples, primitifs : estèque, tournassin pour
des gestes premiers. L'imagination et l'astuce remplacent
tout, tel ce tour à corde pour la grande jarre.
Le coup d'oeil du maître achève l'ouvrage.
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