Les éleveurs Gérard et Christian Philip, avec 5 étalons différents et 25 juments, assurent les 6 lignées à l’origine de la race. Ils respectent les règles de reproduction strictes qui garantissent que chaque Lipizzan possède les mêmes caractéristiques nobles que ses ancêtres. D’ailleurs, leur élevage est classé parmi les plus grands haras privés d’Europe.
Ils marchent sur les traces de Roger Bellon qui fut le premier dans les années 60 à importer et à fonder un élevage de Lipizzans en France avec des étalons du haras de Piber en Autriche. Les chevaux de la Roque d’Anthéron ont tous aussi pour origine Piber, aujourd’hui seul haras fournisseur de chevaux pour l’Ecole Espagnole de Vienne. A Piber, les poulains reçoivent deux noms, celui de la lignée du père et celui de la mère, avec le numéro de l’ordre chronologique pour la mère en chiffres arabes. Le mâle reçoit un chiffre romain si son père produit plusieurs fils avec la même poulinière. A un an, après une première sélection, les poulains sont marqués avec un « L » sur la ganache gauche (entre la mâchoire et les joues), sous la selle à gauche la lettre de la lignée du père plus le numéro chronologique, en dessous est marqué le signe du père de la mère et sous la selle, à droite, le numéro du registre du poulain. Et bien sûr, le « P » du haras de Piber sous la couronne impériale, sur la cuisse gauche. |
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