Au commencement,
il y a le lait de chèvre : matière première blanche
tiède et vivante. Après la collecte, le lait additionné de
ferments est mis à coaguler dans de grandes bassines, creusets
d'une alchimie quotidienne et passionnante : c'est le caillage.
Moulé à la louche dans des faisselles en laissant s'écouler
le petit lait, tout ceci se transforme en quelques jours en tommes fraîches
pouvant être dégustées dès à présent.
Mais à ce stade, le picodon n'est pas encore fait. Cette tomme
doit attendre sur des claies, prendre l'air et la couleur du temps pour
devenir picodon 14 jours plus tard.
L'affineur prolongera ce temps d'affinage d'au moins un mois, entrecoupé de
lavage et séchage, conservé en cave humide, c'est le picodon
méthode Dieulefit, une personnalité qui lui donne un goût
plus prononcé, labellisé AOC.
Un beau livre est paru : "Le Picodon, un pays, des paysans, une
passion" édité par le Syndicat du Picodon. Tél.
04 75 56 26 06.