Préparation |
A l'aube dans le Luberon
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A l'aube dans
le Luberon
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L'aube
se lève
sur le Luberon et sur Gargas, dessinant
les contours du petit village provençal
lové dans la plaine. Dans un vaste
champ agricole quelques personnes s'affairent
autour d'un étrange vaisseau destiné à naviguer
dans l'air : les 600 m² de
voilure du ballon se déroulent
voluptueusement sur le sol. Huit étages
de toile, soit une hauteur de 25m, pour
un volume de 3000m2,
un gigantesque poumon qui attend le premier
souffle d'air pour prendre vie. Nous
sommes dans l'axe de la vallée
du Calavon, entre le Luberon et les
Monts du Vaucluse.
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Il
n'y a pas de mistral, peu de fils électriques,
peu de serres agricoles. L'endroit est
rêvé pour une navigation en
montgolfière. Jacques, ancien entrepreneur,
s'est reconverti en aéronaute par
passion et organise depuis une quinzaine
d'années des vols au-dessus de la
vallée. La voilure est prête,
on la relie à la nacelle. Celle-ci
est capable de recevoir à bord 5
personnes et 5 bouteilles de propane de
30 kg chacune pour assurer en toute quiétude
une heure trente de vol. Le ventilateur
se met en route, l'air pénètre
doucement la poche du ballon qui prend
forme petit à petit, aidé par
des Jules Vernes en herbe qui vont bientôt
effectuer leur premier vol.
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Notre
ballon, vaisseau de toutes les espérances
s'ouvre comme un chapiteau de cirque
pour que le spectacle de la nature en éveil
commence bientôt.
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Avant
d'allumer le brûleur l'aéronaute lance
un petit ballon gonflé à l'hélium,
un rituel indispensable pour déceler
les caprices du vent. "Nous naviguons
sur les lames du vent, à la même
vitesse. Chaque vol est une aventure
et tous sont différents. On sait
d'où l'on décolle mais
on ne peut jamais prévoir où nous
allons atterrir car les conditions ne
sont jamais les même" précise
Jacques. Aujourd'hui, nous surferons
sur un petit vent d'est.
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| © Photos
: Camille Moirenc. Texte : Sandrine Moirenc |
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