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Pour la petite histoire, les poulains naissent noirs ou bais et obtiennent leur belle robe soyeuse et blanche à partir de 6 ans et plus.
A la Roque d’Anthéron, il y a une vingtaine de naissances par an. Le fils Guillaume Philip a repris le flambeau en ce qui concerne l’éducation des chevaux. Il s’occupe de les débourrer et de leur inculquer les bases du dressage. Ils ne sont pas vendus avant l’âge de 4 ans afin d’accomplir au mieux cet enseignement classique. Une question de principe qui permet d’assurer un « service après vente » de qualité auprès des acquéreurs.
Plusieurs de leurs chevaux ont déjà une belle destinée comme ceux qui font les beaux jours des spectacles de haute école du château de Chambord et d’autres sont promis à un bel avenir comme les poulains achetés dernièrement par Odile
Favory, le plus bel étalon du Conservatoire (il a hérité du nom de la lignée du père, l’un des six étalons à l’origine de la race), un cheval puissant qui a conservé les traits de ses ancêtres espagnols,possède les caractéristiques typiques du Lipizzan qu’on peut observer aussi sur les gravures anciennes : |
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une tête assez importante et bien plantée au chanfrein busqué (courbé),une encolure ronde et généreuse, un corps ramassé avec un garrot effacé et une croupe assez basse, une arrière-main puissante, des membres bien proportionnés avec des canons courts et des sabots ronds à corne dure, le jarret plutôt droit et l’avant-bras long et puissant. L’ensemble donne un animal très équilibré, puissant mais léger. Destiné autrefois uniquement aux figures de Haute Ecole, le Lipizzan se modernise. C’est aujourd’hui un cheval polyvalent, intelligent, au caractère affirmé, généreux et proche de l’homme. Ces qualités en font de remarquables chevaux de loisir mais aussi de remarquables chevaux d’attelage.
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Les Hongrois s’illustrent en compétitions internationales à quatre chevaux et les meneurs français P. Greffier et J.C. Grognet connaissent le succès grâce à leurs Lipizzans au niveau national et international.
Depuis quelques années, l’amélioration de la race pourrait lui assurer un bel avenir dans le dressage de compétition : augmentation sensible de la taille (1,60 m au garrot) pour retrouver les standards en vigueur à la fin du 19ème siècle et amélioration considérables des allures : celles-ci sont maintenant amples, souples et rebondies et permettent aux chevaux justement de prétendre aux compétitions de dressage.
Dans le magnifique manège couvert en pierre et bois de 30x15m du Conservatoire jouxtant les boxes, le fils Guillaume travaille les chevaux en prévision des prochains concours de dressage. En 2005, il a été sélectionné avec plusieurs de ses chevaux à la Grande Semaine de Saumur, rendez-vous incontournable du dressage de haut niveau. Il a été aussi classé 5ème cavalier régional. |
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