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Douglas Gordon est un artiste d’origine écossaise qui a fait partie de la génération de la jeune scène britannique propulsée sur la scène internationale dans les années 1990. Lauréat du prestigieux Turner Prize en 1996, il est, après Robert Rauschenberg dans les années 1960, le second artiste à avoir eu le privilège d’être exposé au MOMA de New York (en 2006) avant l’âge de quarante ans.
Fidèle de la Collection Lambert et d’Avignon où il séjourne chaque été depuis dix ans, Douglas Gordon a proposé une exposition conçue comme un bilan personnel et une aventure humaine. Comme dans un cabinet de curiosité ou un laboratoire anatomique, où les œuvres se répondent en écho — vidéos, séries photographiques, pièces de texte, vanités contemporaines, références aux maîtres du passé—, le musée est totalement méconnaissable, métamorphosé de la cour aux salles d’exposition.
Où se trouvent les clefs ?
À la Collection Lambert en Avignon
Au Palais des Papes, l’artiste a choisi la Grande chapelle pour réaliser une installation vidéo inédite, une première depuis l’exposition de Picasso en 1970 et l’exposition La Beauté en 2000. Questionnant l’espace et son histoire, il a constitué un bestiaire dans la pure tradition médiévale, où chaque animal renvoie à une symbolique, parfois corporelle, parfois cosmique, toujours très fortement connotée dans l’imaginaire religieux et les textes fondateurs des origines. |
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“Being Cobra”, 2008 -
Photographie couleur
palais des Papes
© Douglas Gordon |
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