Le
conservatoire des ocres à Roussillon |
Les anciennes carrières d'ocre de Roussillon dans le Luberon
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A Roussillon, dans une pinède,
le Conservatoire des Ocres et des Pigments
Appliqués perpétue la
mémoire des ocres. Là,
les bâtiments de l'ancienne usine
Mathieu ont été restaurés
et le visiteur peut revivre les différentes étapes
du traitement de la matière
brute : élimination des sables
dans des canalisations en pierre (batardeaux
puis reposoirs), séchage de
l'ocre purifiée dans des bassins
de décantation, découpage
en briquettes qui sont cuites plus
tard (selon la cuisson l'ocre donne
des couleurs différentes), et
enfin concassage, filtrage et conditionnement
de l'ocre pure. Le Conservatoire, véritable
joyau pour les passionnés de
colorants et de couleurs, ne se contente
pas de préserver les outils,
c'est également un lieu de transmission
des savoir-faire. Artistes, artisans,
simples particuliers s'y initient tout
au long de l'année à toutes
les formes de techniques qui utilisent
les pigments.
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La
Société des
Ocres de France
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Il ne reste en France qu'une seule
entreprise qui extrait et commercialise
les ocres. La Société des
Ocres de France, à Apt, doit
sa survie et son épanouissement
actuel à la fabrication de produits
dérivés comme les badigeons
chargés en ocres. Créées
il y a cent dix ans, les entreprises
Chauvin ont extrait et commercialisé les
ocres pendant un siècle. Dans
les années 1970, elles élargissent
leur champ de compétence à la
fabrication de peintures et d'enduits
de façade. Aujourd'hui, l'activité d'extraction
a été abandonnée,
mais la commercialisation des pigments
colorés reste l'activité principale
de cette affaire familiale qui a toujours
su s'adapter courageusement aux nécessités
du moment.
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© Texte : Vincent Mariani . Photos
: José Nicolas, VF |
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