Si le chêne vert, le chêne
blanc, le pin d'Alep, le pin sylvestre,
le thym, le romarin ou le buis poussent
indifféremment sur les sols
calcaires ou siliceux, il est des variétés
qui caractérisent plus particulièrement
les ocres. Le pin maritime aurait envahi
ces zones à la suite des grandes
déforestations qui ont accompagné la
mise en exploitation des carrières.
Rare, le châtaignier s'épanouit
au frais, dans le fond des vallons.
Les sous bois sont occupés par
la bruyère à balai dont
on se servait autrefois pour fabriquer
des balais et la bruyère commune
donne, à l'automne, de magnifiques
et longues grappes de fleurs en forme
de clochettes d'une couleur rose vif. À terrain
découvert, ces bruyères
colonisent les sols et forment alors
un maquis dense. Témoins de
la pureté de l'air mais aussi
de l'humidité ambiante, les
lichens s'accrochent à l'écorce
des arbres dans les massifs les plus
orientaux. Les esthètes apprécieront
particulièrement la diversité des
orchidées sauvages ; quelques
vingt six variétés cohabitent
dont certaines sont extrêmement
rares. Les amoureux de la nature auront à coeur
de les admirer et de les photographier
sans y toucher. La grande fréquentation
de ces lieux met en effet ces variétés
en danger de disparition.