Entracte autour d’un verre dans le jardin du Prieuré de Saint Michel
Seconde partie du concert dans l’église éclairée aux chandelles
Entrée individuelle : 25 €
compte tenu du nombre limité de places dans l’église, l’entrée est sur réservation
Lévon MINASSIAN, Maître du doudouk :
Tourné dans une pièce d’abricotier, le doudouk est un hautbois ancestral percé de neuf trous. Une hanche double longue et large en roseau, s’emboîte dans une de ses extrémités. Elle est insérée d’une bague qui, en modifiant son ouverture permet d’accorder l’instrument. Traditionnellement, deux doudouk jouent ensemble, l’un interprétant la mélodie et l’autre le bourdon, une note continue appelé Dam. Le doudouk est devenu le marqueur identitaire de la musique arménienne. Ses sonorités plaintives expriment les mélancolies d’un peuple, vieux de 3000 ans. L’instrument ne dépasse pas une octave et une tierce, et possède peu de notes. Toutes ses virtualités résident donc dans la virtuosité de l’artiste, l’agilité de ses doigts, la maîtrise d’un souffle, ce qui requiert un investissement quotidien rarement mis en oeuvre par des amateurs.
Tous les 10 ans, devant 100.000 personnes, se tient à Gumri en Arménie « le Trophée des Maîtres », l’occasion pour un public de connaisseurs d’adouber ceux qui entrent dans le cercle très fermé des grands. En 2002, c’est à cette reconnaissance qu’eût droit Lévon MINASSIAN, petit-fils de Souren qui trouva refuge à Marseille. Après avoir ramené, à 16 ans, un instrument d’Arménie, Lévon MINASSIAN sût maîtriser un art dont les secrets ne se transmettent qu’entre initiés.
Son talent le fait repérer par des professionnels. En 1985, le compositeur Georges GARVARENTZ, le sollicite pour la musique du film « Les mémoires tatouées ». Une première collaboration pour le cinéma qui va être suivie de beaucoup d’autres, puisqu’il joue du doudouk dans les bandes originales de Mayrig, L’Odyssée de l’Espèce, La Terre vue du ciel, la Dernière Tentation du Christ, la Passion du Christ, Amen …
Sur le plan discographique, c’est en 1992 que le travail de Lévon MINASSIAN prend de la dimension, puisque, sollicité par Peter GABRIEL, il se retrouve impliqué dans les albums et le « secret world live tour » du patron du label Real World. Un coup de projecteur qui va faire de lui un doudoukiste très prisé par de grands noms de la variété (d’Aznavour à Hélène Segara) ou des personnalités de la world music (Sting, I Muvrini, Simon Emerson, Manu Katche, etc…).
Parallèlement, Lévon MINASSIAN entreprend un travail plus personnel avec le compositeur de danses et musiques de cinéma Armand AMAR. C’est avec lui, qu’en 1997, il grave un premier album «Lévon MINASSIAN and Friends », conçu à partir de thèmes et mélodies traditionnelles profanes ou sacrées dans lequel le doudouk dynamise son langage à la rencontre d’autres instruments de la planète, du violon indien à l’oud oriental. Fruit de trois ans de travail du tandem, son nouvel opus « Songs from a world apart », poursuit plus avant l’ambition de donner au doudouk un nouveau statut d’instrument soliste et un espace musical hors du contexte traditionnel. |
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De fait, prenant distance avec le doudouk joué à « l’orientale », Lévon MINASSIAN l’a allégé, rendu plus fluide, lui a inventé des rondeurs, sans rien lui faire perdre de ce pouvoir d’évocation qui lui fait dire « qu’il est de souffrance ».
Roselyne MINASSIAN :
Issue d’une famille de musiciens, sœur de Lévon MINASSIAN, c’est en toute autonomie qu’elle s’initie au chant arménien. Très tôt, elle n’a alors que 7 ans, elle participe aux célébrations de messes arméniennes comme enfant de cœur dans la paroisse de St Jérôme à Marseille, et sa grand-mère Serpouhie sera sa première initiatrice au chant religieux, lui apprenant à lire les évangiles lors des célébrations des fêtes de Noël et de Pâques.
En 1975, elle devient la chanteuse de l’orchestre SASSOUN de la JAF (Jeunesse Arménienne de France) et participe à de nombreux concerts. En 1977, elle intègre la Chorale SAHAK MESROP dirigée par Khatchig YILMAZIAN et y participe en tant que choriste et soliste Mezzo Soprano jusqu’en 1995.
Elle concourt également au Conservatoire National de Région de Marseille dans la classe de Claude MELONI,et obtient en 1979 une médaille d’or en chant. Bien que de formation classique et liturgique, elle décide de s’investir dans le chant profane arménien, car c’est là qu’elle puise toute son inspiration.
Dans les années 80, ses rencontres avec de grands compositeurs tels Arno BABADJANIAN et Khatchadour AVEDISSIAN furent déterminantes. Elle donne des concerts en France et en Arménie.
Depuis 1996, elle participe à de nombreuses musiques de films auprès de son frère Lévon.
En 2007, elle concrétise un de ses rêves les plus chers, partager la scène avec ses amis chanteurs et musiciens d’Arménie, Hamlet GUEVORKYAN accompagnés au doudouk par Armen GHAZARIAN et Arthur KASSABIAN lors d’un concert organisé par le Théâtre de la Ville à Paris. En 2008, elle participe au festival Bab èl Mèd avec son frère Lévon.
Jean-Pierre NERGARARIAN :
Le Kamantcha, vielle à pique orientale de la région indo-perso-caucasienne est, depuis plusieurs siècles, l’un des instruments de prédilection des ménestrels, troubadours et solistes arméniens qui l’ont sublimé.
L’intérêt et la passion pour la musique traditionnelle ont amené Jean-Pierre NERGARARIAN, depuis quatre décennies à développer le style et la virtuosité exigés pour le Kamantcha, en référence aux maîtres d’Arménie, dont l’un des plus valeureux, HRATCHIA MOURADIAN fût son exemple grâce à sa connaissance et sa puissante sensibilité.
Cette relation entre maître et disciple contribua à l’intègre investissement de Jean-Pierre NERGARARIAN envers cet instrument et au-delà par la création des premiers ensembles instrumentaux traditionnels reconnus en France et en Europe de l’Ouest. L’actuelle référence étant l’Ensemble de Musique Traditionnelle Arménienne, DJIVANI, dont il est le chef d’orchestre et soliste, dans l’authenticité des interprétations et en observant également certaines évolutions contemporaines à sphère géographique plus étendue.
Technique, sensibilité, virtuosité confèrent le talent de ce musicien interprète du Kamantcha dont il a voulu magnifier la résonance si particulière à l’Orient d’hier et d’aujourd’hui.
Pedro ALEDO :
Pedro ALEDO, espagnol de Murcie prône depuis plus de 20 ans les traditions musicales des territoires méditerranéens.
Il a sorti son premier CD « Sortilèges des musiques méditerranéennes » en 1982. Ce document sonore illustre la variété des thèmes et des cultures grecques, turques, provençales, arabo-andalouse et séfarade dans lesquels Pedro ALEDO a forgé son identité méditerranéenne.
Cette pluralité culturelle lui a servi de levier pour développer une plus large expression artistique, partageant les scènes avec des dizaines de musiciens en provenance du monde entier. En 1996, il éveilla un grand enthousiasme autour « des droits de l'homme » en créant à Marseille deux concerts collectifs où l'on chanta « la carte des nations ».
Pedro ALEDO est devenu un expert en échange culturel. De Murcie, sa région jusqu'au Japon, nombreux sont les pays qui ont vu et entendu son style incomparable.
Il a obtenu à trois reprises le grand prix de l’Académie Charles CROS.
Serge ARRIBAS :
Après douze ans d'études au conservatoire de Grenoble, Serge ARRIBAS est diplômé dans les disciplines piano, clarinette et solfège. Il devient compositeur et interprète de musique pour des spectacles de sons et lumières ou des évènements culturels.
En 1993, il crée une Ecole de musique à Marseille ou il enseigne le piano, le solfège et la clarinette.
En 2002 Serge ARRIBAS croise la route de Lévon MINASSIAN et de son doudouk. De cette rencontre naîtra une amitié très forte et suivront des concerts de prestige (Festival de jazz des cinq continents, Dôme de Marseille en hommage à Vanouch KHANAMIRIAN, Bab èl Mèd Forum des Musiques du Monde avecJean-Pierre NERGARARIAN au Kamantcha et Roselyne MINASSIAN Mezzo Soprano , ou au Château de Versailles pour les 100 ans de l’UGAB avec Charles Aznavour. |