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Remarquable coloriste longtemps apprécié Outre-Manche et Outre-Atlantique pour ses Fêtes Galantes des années 1860, Monticelli appréhende à la fin de sa vie une nouvelle manière puissante et expressive. Sa traduction de la lumière du Midi, en plein jaune orangé, en plein soufre, selon l'expression même de Van Gogh, jouera un rôle important dans son désir de venir découvrir la Provence. Il adopte un même choix de sujets, le partage d'une touche vigoureuse, la puissance des empâtements, les audaces de la palette, le traitement de la lumière, et revendique une capacité commune à transposer émotions et états d'âme par la forme et la couleur.
Vincent Van Gogh admire le peintre et se reconnaît dans l'homme : [...] Quand mon ami Gauguin sera ici et lorsque nous irons à Marseille, ma ferme intention est d'aller me promener sur la Canebière, habillé exactement comme Monticelli dans le portrait que j'ai vu de lui, avec un énorme chapeau jaune, une jaquette de velours noir, des pantalons blancs, des gants jaunes, une canne de bambou et un grand air méridional.
Parallèlement il acquiert avec son frère Théo, marchand d'art chez Goupil et, comme lui, collectionneur, des toiles de Monticelli dont certaines participent à l'exposition, et le convainc de publier en son honneur un livre qui verra le jour en 1890. |