Sur les berges de la Sorgue, la manufacture Brun de Vian Tiran résonne encore de l’harmonie cadencée des métiers à tisser ; huit générations de couverturiers se sont ainsi succédées, veillant à la pérennité de leur petite entreprise ouvrière...
A l’Isle sur la Sorgue, l’activité textile a longtemps été une tradition. Certainement parce que le lieu s’y prêtait... Il y a la rivière qui ceinture la ville, cours intarissable alimenté par la Fontaine de Vaucluse, première résurgence d’Europe, capable de fournir en eau et force de motricité quantité de couverturiers et de drapiers. |
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Les carrières alentour où naguère l’on extrayait la terre à foulons ; la garance tinctoriale et le chardon cardère.
Et puis, surtout, dans la région, on élève des moutons depuis l’époque des Romains. Entre le Mérinos d’Arles que l’on bichonne sur la plaine de Crau, en raison de sa toison épaisse et fournie, et les laines du Levant en provenance de l’incontournable foire de Beaucaire voisine, le choix est vaste. Dès le XIXe siècle, l’industrie lainière fait ainsi florès et l’on vient de loin pour acheter couvertures en laine, plaids et capes de berger faites des plus belles fibres au monde... |