A partir de 1815, Avignon ne joue plus aucun rôle politique important en France. Par contre, elle garde son rôle de capitale économique régionale, grâce au commerce de la soie et de la garance au début du XIX° siècle. Parallèlement au développement des transports ferroviaires, la région devient la principale productrice de cultures maraîchères en France.
Elle est aussi une capitale culturelle, berceau de la renouveau de la culture provençale et du félibrige, dont les grandes figures sont les poètes Théodore Aubanel, Joseph Roumanille et le célèbre Frédéric Mistral (prix Nobel de littérature). A cette époque, Avignon compte autant d'imprimeries que Paris.
La ville se transforme, se modernise souvent au détriment de son patrimoine historique. On agrandit les places, on élargit les rues. La rue de la République (appelée initialement rue Bonaparte) est percée pour aérer le centre de la ville. Le palais des papes fait alors fonction de caserne militaire. Avignon s'agrandit aussi. Elle passe de 20 000 habitants en 1801 à plus de 48 000 en 1906. |