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" Si j'arrête aujourd'hui d'acheter des portes, je peux attendre tranquillement mes 60 ans, et encore, il m'en restera beaucoup. " Mais, à 54 ans, Christian Seille ne peut s'y résoudre. Connu dans la région pour sa spécificité, on lui apporte quotidiennement de nouvelles pièces, ses confrères sont en alerte, et ses amis démolisseurs de bâtiments le préviennent de leurs découvertes avant que l'irréparable ne se produise...
Le client n'a plus qu'à choisir et " je fais ce qu'il souhaite ". Dans une certaine mesure tout de même : " Les gens pensent qu'ils vont trouver des portes aux dimensions actuelles, et c'est loin d'être le cas ! Certaines ne sont même pas double face, mais il faut les accepter telles quelles. " Et la création de modèles uniques ? " Non, l'héritage du patrimoine ancien me suffit ! ", assure Christian Seille. " J'ai fait le tour des portes anciennes, et je me suis aperçu que tout avait déjà été créé. Au XVIIe, XVIIIe et au début du XIXe siècle, on trouve tout ce que je nomme perfection. La preuve, Napoléon III a pastiché tous les styles. " |
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Non à l'extravagance, les choses sont claires... Avant de quitter son entrepôt, ancien café-théâtre et cinéma autrefois fréquenté par quelques illustres comme Maurice Chevalier ou Fernandel, Christian Seille réitère sa promesse, celle d'honorer le travail de nos ancêtres.
Le rideau est tombé, mais cette fois, la porte reste grande ouverte... |
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